Avant de déclencher, la·le photographe doit effectuer plusieurs réglages sur son appareil. Ces réglages permettent de contrôler la manière dont la photographie sera enregistrée et le résultat obtenu.
Ils peuvent être regroupés en deux grandes catégories.
Les premiers déterminent la quantité de lumière enregistrée par le capteur. Ils permettent d’obtenir une image correctement exposée.
Les seconds influencent l’apparence de la photographie. Ils permettent de choisir quelles zones seront nettes, de restituer fidèlement les couleurs ou encore d’éviter les flous involontaires.
Comprendre le rôle de chaque réglage permet de quitter les automatismes de l’appareil et de réaliser des choix adaptés à chaque situation.
Les réglages d’exposition
Pour produire une photographie, le capteur doit recevoir une quantité de lumière adaptée. Une exposition insuffisante produit une image trop sombre, tandis qu’une exposition excessive entraîne une perte de détails dans les zones les plus lumineuses.
Plusieurs réglages permettent de contrôler cette quantité de lumière. Ils sont interdépendants : modifier l’un d’eux influence souvent les autres et peut également avoir des conséquences sur le rendu de la photographie.
Dans cette partie, nous aborderons :
- l’exposition ;
- l’ouverture du diaphragme ;
- la vitesse d’obturation ;
- la sensibilité ISO.
Les réglages du rendu
Une fois l’exposition maîtrisée, d’autres réglages permettent de contrôler la manière dont le sujet est représenté.
Ils influencent notamment la netteté, la profondeur de champ, la restitution des couleurs et la stabilité de la prise de vue. Ces paramètres ne servent pas principalement à modifier la quantité de lumière, mais à adapter l’image à l’intention du·de la photographe et aux caractéristiques du sujet.
Dans cette partie, nous aborderons :
- la profondeur de champ ;
- la mise au point ;
- la balance des blancs.
Les réglages d’exposition
Pour enregistrer une photographie, le capteur de l’appareil doit recevoir une quantité de lumière adaptée. Si cette quantité est insuffisante, l’image sera trop sombre. À l’inverse, si elle est trop importante, certaines zones deviendront complètement blanches et perdront leurs détails.
La quantité de lumière enregistrée dépend de trois réglages :
- l’ouverture du diaphragme ;
- la vitesse d’obturation ;
- la sensibilité ISO.
Ces trois paramètres sont souvent représentés sous la forme du triangle d’exposition. Ils agissent ensemble pour déterminer l’exposition de la photographie.
Modifier l’un de ces réglages influence l’exposition. Pour conserver la même luminosité, il est généralement nécessaire de compenser en modifiant l’un ou les deux autres.
Par exemple, si l’on ferme le diaphragme et que l’on laisse entrer moins de lumière, il faudra augmenter le temps d’exposition ou la sensibilité ISO afin de conserver une image correctement exposée.
L’exposition résulte donc toujours d’un équilibre entre ces trois réglages.
Cependant, ces paramètres ne servent pas uniquement à contrôler la lumière. Chacun d’eux influence également le rendu de la photographie :
- l’ouverture agit sur la profondeur de champ ;
- la vitesse d’obturation influence la représentation du mouvement ;
- la sensibilité ISO peut faire apparaître du bruit numérique.
Le rôle du·de la photographe consiste donc à trouver le meilleur compromis entre une exposition correcte et le rendu souhaité.
Avant d’étudier chacun de ces réglages en détail, il est utile de comprendre ce que l’on entend par exposition.
L’exposition
L’exposition désigne la quantité de lumière enregistrée par le capteur au moment de la prise de vue.
Une photographie peut être :
- correctement exposée : les détails sont visibles dans les zones sombres comme dans les zones lumineuses ;
- sous-exposée : l’image est trop sombre et certaines informations sont perdues dans les ombres ;
- surexposée : l’image est trop claire et certaines zones deviennent entièrement blanches, sans détail.
Il n’existe cependant pas une exposition parfaite dans toutes les situations. Selon l’intention du·de la photographe, une image peut être volontairement plus sombre ou plus lumineuse afin de renforcer une ambiance ou de mettre en valeur un sujet.
L’objectif n’est donc pas d’obtenir systématiquement une exposition « moyenne », mais de choisir une exposition adaptée au résultat recherché.
L’ouverture du diaphragme
À l’intérieur de l’objectif se trouve un dispositif appelé diaphragme. Il est constitué de plusieurs lamelles métalliques qui peuvent s’ouvrir ou se fermer afin de laisser passer une quantité plus ou moins importante de lumière.
Lorsque le diaphragme est très ouvert, une grande quantité de lumière atteint le capteur.
Lorsqu’il est plus fermé, la quantité de lumière est réduite.
L’ouverture constitue donc l’un des principaux réglages permettant de contrôler l’exposition d’une photographie.
Les valeurs d’ouverture
L’ouverture est exprimée par un nombre précédé de la lettre f, par exemple :
- f/2
- f/2,8
- f/4
- f/5,6
- f/8
- f/11
- f/16
Ces valeurs peuvent sembler contre-intuitives.
Plus le nombre est petit, plus l’ouverture est grande.
À l’inverse, plus le nombre est grand, plus l’ouverture est petite.
Par exemple :
- f/2,8 laisse entrer beaucoup de lumière ;
- f/16 laisse entrer beaucoup moins de lumière.
Cette logique s’explique par le fait que le nombre f correspond à un rapport mathématique entre la focale de l’objectif et le diamètre de l’ouverture. Il ne représente donc pas directement la taille du diaphragme.
Il n’est pas nécessaire de retenir cette formule. Il suffit de comprendre que petit nombre = grande ouverture et grand nombre = petite ouverture.
L’ouverture et le rendu
L’ouverture ne modifie pas uniquement la quantité de lumière. Elle influence également la profondeur de champ, c’est-à-dire l’étendue de la zone qui apparaît nette sur la photographie.
Une grande ouverture produit généralement une faible profondeur de champ.
Une petite ouverture augmente la profondeur de champ.
Cette notion sera développée plus en détail dans le chapitre consacré au rendu de l’image.
La vitesse d’obturation
Lorsque l’on déclenche une photographie, le capteur n’est pas exposé à la lumière en permanence. Un obturateur contrôle le temps pendant lequel la lumière peut atteindre le capteur.
La vitesse d’obturation correspond à cette durée d’exposition. Elle détermine combien de temps le capteur enregistre la lumière.
Cette durée est généralement très courte et s’exprime en secondes ou en fractions de seconde.
Par exemple :
- 1 s
- 1/2 s
- 1/15 s
- 1/60 s
- 1/125 s
- 1/500 s
- 1/1000 s
Plus le temps d’exposition est long, plus le capteur reçoit de lumière.
À l’inverse, plus il est court, moins la lumière est enregistrée.
La vitesse d’obturation constitue donc l’un des trois réglages du triangle d’exposition.
La vitesse et l’exposition
La vitesse d’obturation influence directement la quantité de lumière enregistrée.
Une vitesse lente laisse entrer davantage de lumière et produit une image plus lumineuse.
Une vitesse rapide réduit le temps d’exposition et produit une image plus sombre.
Si la vitesse est modifiée, il est généralement nécessaire d’ajuster également l’ouverture du diaphragme ou la sensibilité ISO afin de conserver une exposition correcte.
La vitesse et le mouvement
La vitesse d’obturation ne contrôle pas uniquement l’exposition. Elle détermine également la manière dont le mouvement est enregistré.
Une vitesse rapide permet de figer un sujet en mouvement.
Une vitesse lente enregistre les déplacements pendant toute la durée de l’exposition et peut produire un flou de mouvement.
Ce flou n’est pas toujours un défaut. Il peut être utilisé volontairement pour traduire une impression de vitesse, de déplacement ou de fluidité.
Le mouvement du sujet et celui de l’appareil
Le flou de mouvement peut avoir deux origines.
Le sujet photographié peut se déplacer pendant la prise de vue.
L’appareil photo peut également bouger légèrement lorsque la·le photographe déclenche.
Dans les deux cas, si la vitesse d’obturation est trop lente, l’image risque de perdre en netteté.
Pour éviter ce phénomène, il est possible :
- D’augmenter la vitesse d’obturation, et ne pas descendre en dessous de 1/125s lorsque l’on tient l’appareil à la main ;
- d’utiliser un trépied ;
- de déclencher avec un retardateur ou une télécommande ;
- d’activer la stabilisation de l’appareil ou de l’objectif lorsque celle-ci est disponible.
ISO
La sensibilité ISO est le troisième réglage du triangle d’exposition.
Contrairement à l’ouverture et à la vitesse d’obturation, elle ne contrôle pas la quantité de lumière qui atteint le capteur. Cette quantité est déterminée uniquement par l’objectif et le temps d’exposition.
Le réglage ISO agit sur la manière dont le signal enregistré par le capteur est traité afin de produire une image plus ou moins lumineuse.
Lorsque la valeur ISO augmente, l’image devient plus claire. En contrepartie, la qualité de l’image diminue progressivement.
Les ISO : de l’argentique au numérique
Le terme ISO existait déjà à l’époque de la photographie argentique.
Chaque pellicule possédait une sensibilité fixe, indiquée par une valeur ISO, par exemple 100 ISO, 400 ISO ou 800 ISO. Une pellicule de faible sensibilité produisait une image plus fine et moins granuleuse, mais nécessitait davantage de lumière. À l’inverse, une pellicule plus sensible permettait de photographier dans des conditions plus sombres, au prix d’un grain plus visible.
Une fois la pellicule installée dans l’appareil, il n’était plus possible de modifier sa sensibilité. Il fallait terminer la pellicule ou la remplacer par une autre.
Les appareils numériques ont conservé cette échelle de valeurs, mais leur fonctionnement est différent. Le capteur possède une sensibilité de base, et l’appareil permet de modifier la valeur ISO d’une photographie à l’autre.
Contrairement à la photographie argentique, augmenter les ISO ne rend pas le capteur plus sensible à la lumière. L’appareil amplifie simplement le signal enregistré par le capteur afin d’obtenir une image plus lumineuse. Cette amplification entraîne toutefois une augmentation du bruit numérique, comparable au grain que l’on observait sur les pellicules les plus sensibles.
Les ISO et le bruit numérique
L’augmentation de la sensibilité ISO présente toutefois une contrepartie.
En amplifiant le signal du capteur, l’appareil amplifie également les imperfections présentes dans ce signal. Ces imperfections apparaissent sous la forme de petits points colorés ou d’un grain plus marqué dans l’image. Ce phénomène est appelé bruit numérique.
Plus la valeur ISO est élevée :
- plus l’image est lumineuse ;
- plus le bruit numérique augmente ;
- plus les détails les plus fins peuvent être atténués.
Les appareils photo récents gèrent généralement mieux les hautes sensibilités que les modèles plus anciens, mais le principe reste identique.
Quelle valeur ISO choisir ?
En photographie de bijoux, où le sujet est immobile et où l’éclairage peut être contrôlé, la sensibilité ISO est généralement le dernier réglage que l’on modifie. Il est souvent préférable d’ajouter de la lumière ou d’allonger le temps d’exposition plutôt que d’augmenter les ISO.
Pour obtenir la meilleure qualité d’image, il est recommandé de travailler avec la sensibilité native de l’appareil, généralement ISO 100 ou ISO 125 selon le modèle utilisé.
Ce n’est que lorsque les autres réglages ne peuvent plus être modifiés que l’on augmente la sensibilité ISO. C’est par exemple le cas lorsque l’ouverture est déjà suffisamment fermée pour obtenir la profondeur de champ souhaitée ou lorsque la vitesse d’obturation ne peut pas être allongée sans provoquer de flou.
Avec les appareils Fujifilm utilisés à l’ETVJ, des valeurs inférieures à ISO 1000 permettent généralement de conserver une très bonne qualité d’image. Au-delà, le bruit numérique devient progressivement plus visible et certains détails les plus fins commencent à disparaître.
Les logiciels de développement, comme Adobe Lightroom Classic, intègrent aujourd’hui des outils de réduction du bruit particulièrement performants, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Ils permettent d’améliorer sensiblement des images prises à des sensibilités élevées. Toutefois, ces traitements ne remplacent pas une prise de vue réalisée dans de bonnes conditions : ils atténuent le bruit, mais ne peuvent pas restituer tous les détails qui n’ont pas été enregistrés par le capteur.
Réglage des ISO
Sur les Fujifilm X-T5, la molette de réglage des ISO peut être verrouillée en appuyant sur le bouton situé en son centre. Ce verrouillage évite de modifier accidentellement la sensibilité lors de la manipulation de l’appareil.
Il est également possible d’utiliser le mode ISO automatique. Dans ce mode, la·le photographe définit une plage de sensibilités, par exemple de ISO 125 à ISO 800. L’appareil ajuste ensuite automatiquement la valeur ISO à l’intérieur de cette plage afin d’obtenir une exposition correcte, en fonction des réglages d’ouverture et de vitesse d’obturation.
Cette fonction est particulièrement pratique lorsque l’on souhaite conserver le contrôle sur l’ouverture et la vitesse d’obturation tout en laissant l’appareil gérer la sensibilité. Elle permet de se concentrer sur le rendu de la photographie sans avoir à modifier constamment les ISO, tout en limitant leur augmentation à une valeur maximale choisie à l’avance.
Les réglages de rendu
Les réglages de rendu ne déterminent pas la quantité de lumière enregistrée par le capteur. Leur rôle est de contrôler l’apparence de la photographie.
Deux images peuvent être parfaitement exposées tout en présentant un rendu très différent selon les réglages choisis.
Ces paramètres permettent notamment de décider :
- quelle partie du sujet sera nette ;
- quelles couleurs seront reproduites ;
- sur quelle zone l’appareil effectuera la mise au point.
Contrairement aux réglages d’exposition, il n’existe pas de valeur universellement correcte. Chaque choix dépend du sujet, des conditions de prise de vue et de l’intention de la·du photographe.
Les principaux réglages de rendu sont :
- la mise au point ;
- la profondeur de champ ;
- la balance des blancs.
Mise au point
Lorsque l’on observe une photographie, certaines parties de l’image paraissent parfaitement nettes, tandis que d’autres peuvent être légèrement ou fortement floues.
La mise au point consiste à choisir l’endroit précis où l’objectif produira la meilleure netteté.
Pour y parvenir, les différentes lentilles qui composent l’objectif se déplacent les unes par rapport aux autres. Ce déplacement permet de faire converger les rayons lumineux provenant d’un point précis du sujet exactement sur le capteur. Lorsque cette convergence est correcte, le sujet apparaît net. Si la mise au point est réalisée devant ou derrière le sujet, celui-ci devient flou.
Toutes les photographies possèdent une zone de netteté. La·le photographe doit donc choisir avec précision où effectuer la mise au point en fonction du sujet et du résultat recherché.
Les modes de mise au point
Les appareils photo modernes proposent plusieurs modes de mise au point. Sur les Fujifilm X-T5, ils sont sélectionnés à l’aide du sélecteur situé à l’avant du boîtier.
- M (Manual Focus) : la mise au point est effectuée manuellement à l’aide de la bague de mise au point de l’objectif. Ce mode offre un contrôle très précis et est particulièrement adapté à la photographie de bijoux réalisée sur trépied.
- S (Single Autofocus ou AF-S) : l’appareil effectue automatiquement la mise au point lorsque le déclencheur est enfoncé à mi-course. Une fois la netteté obtenue, elle est verrouillée tant que le déclencheur reste à mi-course. Ce mode convient aux sujets immobiles.
- C (Continuous Autofocus ou AF-C) : l’appareil ajuste la mise au point en permanence tant que le déclencheur est maintenu à mi-course. Il suit les déplacements du sujet afin de conserver la netteté pendant son mouvement. Ce mode est particulièrement adapté aux sujets mobiles, comme une personne qui marche, un animal ou un sportif.
Les Fujifilm X-T5 disposent d’une assistance à la mise au point appelée Focus Peaking.
Lorsque cette fonction est activée, l’appareil affiche un liseré coloré sur les zones qui apparaissent les plus nettes. Selon les réglages choisis, ce contour peut être blanc, rouge, bleu ou jaune.
Cette aide visuelle facilite la mise au point manuelle, en particulier lors de la photo où la profondeur de champ est très faible.
Le Focus Peaking se règle dans le menu Autofocus > Assistance de mise au point. Cette fonction est nommée PIC HTE LUM M AP, abréviation de Pic Haute Lumière Mise au Point.
Profondeur de champ
Après avoir choisi où effectuer la mise au point, il reste à déterminer quelle partie du sujet sera nette.
Cette étendue de netteté est appelée profondeur de champ.
Une faible profondeur de champ ne laisse apparaître comme nette qu’une petite partie du sujet. À l’inverse, une grande profondeur de champ permet de conserver une plus grande partie du sujet nette.
Le choix de la profondeur de champ influence fortement la lecture d’une photographie. Il permet d’isoler un détail, de guider le regard ou, au contraire, de montrer l’ensemble d’un objet avec précision.
La profondeur de champ dépend principalement :
- de l’ouverture du diaphragme ;
- de la distance de prise de vue ;
- de la focale de l’objectif.
L’influence de l’ouverture
L’ouverture du diaphragme est le réglage qui influence le plus directement la profondeur de champ.
Une grande ouverture (par exemple f/2) produit une faible profondeur de champ. Seule une petite partie du sujet apparaît nette.
Une petite ouverture (par exemple f/11 ou f/16) augmente la profondeur de champ et permet de conserver une plus grande partie du sujet nette.
C’est pourquoi les photographies de bijoux sont souvent réalisées avec une ouverture relativement fermée, afin de montrer clairement les différents éléments de la pièce.
Dans certains domaines, comme la photographie horlogère, même une très petite ouverture ne permet pas d’obtenir une profondeur de champ suffisante. Les mouvements des montres présentent en effet de nombreux détails répartis sur plusieurs plans.
On utilise alors une technique appelée focus stacking. Elle consiste à réaliser une série de photographies sans déplacer l’appareil photo, en modifiant uniquement la mise au point entre chaque prise de vue. On utilise ensuite un logiciel pour combiner les zones nettes de chaque image pour produire une photographie finale où l’ensemble du sujet apparaît parfaitement net.
L’influence de la distance
Plus l’appareil photo se rapproche du sujet, plus la profondeur de champ diminue.
À l’inverse, lorsque le sujet est photographié de plus loin, la zone de netteté devient plus importante.
En macrophotographie, où l’on travaille très près du sujet, la profondeur de champ peut devenir extrêmement faible. Il suffit parfois de quelques millimètres pour passer d’une zone parfaitement nette à une zone complètement floue.
L’influence de la focale
La focale de l’objectif influence également la profondeur de champ.
À cadrage identique, une longue focale (par exemple un téléobjectif) produit généralement une profondeur de champ plus faible qu’une courte focale (grand-angle). Il devient alors plus facile d’isoler le sujet sur un arrière-plan flou.
À l’inverse, une courte focale offre généralement une profondeur de champ plus importante et permet de conserver une plus grande partie de la scène nette.
En pratique, cet effet est toutefois moins marqué que celui de l’ouverture du diaphragme ou de la distance de prise de vue. En photographie de bijoux, la profondeur de champ est principalement déterminée par la proximité du sujet et par l’ouverture choisie.
Balance des blancs
Les couleurs d’une photographie dépendent de la lumière qui éclaire le sujet.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, toutes les sources lumineuses n’émettent pas une lumière de la même couleur. Une bougie produit une lumière très chaude, tirant vers l’orange. Un ciel couvert produit au contraire une lumière plus froide, tirant vers le bleu.
Notre cerveau s’adapte naturellement à ces variations. Une feuille blanche nous paraît généralement blanche, quel que soit l’éclairage.
Un appareil photo ne réalise pas automatiquement cette correction. Il doit donc être informé de la couleur de la lumière afin de reproduire fidèlement les couleurs de la scène.
Ce réglage est appelé balance des blancs.
Température de couleur
La couleur d’une source lumineuse est décrite par sa température de couleur, exprimée en kelvins (K).
Quelques exemples :
- bougie : environ 1800 K ;
- ampoule à incandescence : environ 2700 K ;
- éclairage LED neutre : environ 4000 K ;
- lumière du jour : environ 5500 K ;
- ciel couvert : environ 7000 K.
Il est important de comprendre que la valeur choisie pour la balance des blancs ne correspond pas au rendu que l’on souhaite obtenir, mais à la température de la lumière qui éclaire le sujet.
Par exemple, si une scène est éclairée par une ampoule à 2700 K, la balance des blancs doit être réglée sur 2700 K. L’appareil photo ajoute alors la correction nécessaire pour neutraliser la dominante orangée de cette lumière et restituer des couleurs naturelles.
De la même manière, si une scène est éclairée par une lumière du jour d’environ 5500 K, la balance des blancs doit être réglée sur 5500 K.
Le réglage de la balance des blancs doit correspondre à la température de la source lumineuse, et non au rendu que l’on souhaite obtenir.
Les différents réglages
Les appareils photo proposent plusieurs modes de balance des blancs.
Le mode Automatique (AWB) analyse la scène et estime la température de couleur de la lumière. Dans la plupart des situations, il fournit un résultat satisfaisant.
Il est également possible de sélectionner un préréglage correspondant à une source lumineuse, par exemple :
- lumière du jour ;
- nuageux ;
- ombre ;
- tungstène ;
- fluorescent.
Enfin, il est possible de régler directement une température de couleur en kelvins ou de réaliser une balance des blancs personnalisée à l’aide d’une charte grise ou d’une feuille blanche.
En photographie de bijoux, la fidélité des couleurs est essentielle.
Une balance des blancs incorrecte peut modifier l’apparence d’un métal, d’une pierre précieuse ou d’un émail et donner une représentation trompeuse du bijou.
Lorsque l’éclairage reste identique pendant toute la séance, il est préférable de conserver le même réglage de balance des blancs afin d’obtenir une série de photographies homogène.
Si les photographies sont réalisées au format RAW, la balance des blancs peut être ajustée après la prise de vue sans perte de qualité.
Les différents modes
Les modes d’exposition
Les appareils photo modernes proposent plusieurs modes d’exposition.
Chaque mode détermine la répartition des réglages entre la·le photographe et l’appareil photo. Selon le mode choisi, l’appareil peut régler automatiquement certains paramètres ou laisser un contrôle total à la·au photographe.
Le choix du mode dépend du niveau de maîtrise, des conditions de prise de vue et du résultat recherché.
Les Fujifilm X-T5 utilisent une approche légèrement différente de nombreux appareils photo. Il n’y a pas de molette dédiée aux modes P, A, S ou M. Ces modes sont obtenus en combinant les réglages de la bague d’ouverture de l’objectif et de la molette des vitesses.
Mode Programme (P)
En mode Programme, l’appareil choisit automatiquement l’ouverture du diaphragme et la vitesse d’obturation afin d’obtenir une exposition correcte.
La·le photographe peut toutefois intervenir sur d’autres réglages, comme les ISO, la balance des blancs ou la compensation d’exposition.
Ce mode est particulièrement adapté aux situations où il est nécessaire de photographier rapidement sans se préoccuper des réglages d’exposition.
Sur un Fujifilm X-T5, le mode Programme est obtenu en plaçant :
- la bague d’ouverture sur A ;
- la molette des vitesses sur A.
Priorité à l’ouverture (A ou Av)
En mode Priorité à l’ouverture, la·le photographe choisit l’ouverture du diaphragme et l’appareil règle automatiquement la vitesse d’obturation.
Ce mode est particulièrement utile lorsque la profondeur de champ constitue le principal critère de composition.
Il est très utilisé en photographie de bijoux.
Sur un Fujifilm X-T5 :
- choisir l’ouverture sur la bague de l’objectif ;
- placer la molette des vitesses sur A.
Priorité à la vitesse (S ou Tv)
En mode Priorité à la vitesse, la·le photographe choisit la vitesse d’obturation et l’appareil règle automatiquement l’ouverture.
Ce mode est utilisé lorsque le contrôle du mouvement est prioritaire, par exemple pour figer un sujet en déplacement ou produire un flou de mouvement.
Sur un Fujifilm X-T5 :
- placer la bague d’ouverture sur A ;
- choisir la vitesse sur la molette.
Mode Manuel (M)
En mode Manuel, la·le photographe règle elle·lui-même l’ouverture et la vitesse d’obturation.
L’appareil n’effectue aucune correction automatique de l’exposition, mais indique si les réglages choisis conduisent à une sous-exposition ou à une surexposition.
Ce mode offre un contrôle complet et garantit des réglages identiques d’une photographie à l’autre.
Il est particulièrement adapté à la photographie de bijoux réalisée sur trépied avec un éclairage maîtrisé.
Sur un Fujifilm X-T5 :
- choisir l’ouverture sur la bague de l’objectif ;
- choisir la vitesse sur la molette.
Les modes de prise de vue
Les modes de prise de vue déterminent la manière dont les photographies sont réalisées lorsque l’on appuie sur le déclencheur.
Selon le mode choisi, l’appareil peut enregistrer une seule image, une série de photographies ou attendre quelques secondes avant de déclencher.
Le choix du mode dépend du sujet photographié et de la situation de prise de vue.
Prise de vue image par image
En mode image par image, l’appareil enregistre une seule photographie à chaque pression sur le déclencheur.
Il s’agit du mode le plus utilisé en photographie de bijoux. Il permet de composer soigneusement l’image, de vérifier les réglages et d’ajuster la position du sujet entre chaque prise de vue.
Prise de vue en rafale
En mode rafale, l’appareil enregistre plusieurs photographies tant que le déclencheur reste enfoncé.
Ce mode est principalement utilisé pour photographier des sujets en mouvement, afin d’augmenter les chances d’obtenir une image au moment souhaité.
En photographie de bijoux, la rafale est rarement nécessaire puisque le sujet est immobile.
Le retardateur
Le retardateur déclenche automatiquement la prise de vue après un délai choisi, généralement de 2 ou 10 secondes.
Cette fonction permet d’éviter les vibrations provoquées par l’appui sur le déclencheur.
Elle est particulièrement utile lorsque l’appareil est installé sur un trépied ou lors des photographies en macro, où le moindre mouvement peut réduire la netteté de l’image.
Lorsque l’on ne dispose pas d’une télécommande, le retardateur constitue une solution simple pour limiter les risques de flou de bougé.
Le bracketing
Le bracketing consiste à réaliser automatiquement plusieurs photographies d’une même scène en faisant varier un ou plusieurs réglages entre chaque image.
Selon les paramètres choisis, l’appareil peut modifier :
- l’exposition, par exemple les photos HDR qui permettent d’avoir toutes les zones de l’image correctement exposées (photos de paysage avec le ciel bien visible) ;
- la balance des blancs ;
- la simulation de film ;
- la mise au point, qui peut être utile en bijouterie pour avoir plusieurs zones nettes.
Cette fonction permet ensuite de sélectionner la photographie la plus adaptée ou de combiner plusieurs images lors du traitement.
L’intervallomètre
L’intervallomètre permet de programmer une série de photographies prises automatiquement à intervalles réguliers.
Cette fonction est principalement utilisée pour réaliser des time-lapses ou suivre l’évolution d’un sujet dans le temps.
Sur le Fujifilm XT-5, la molette de sélection des modes de déclenchement contient les options suivantes :
| Position | Fonction |
| S | Vue par vue |
| CL | Rafale lente |
| CH | Rafale rapide |
| BKT | Bracketing |
| Adv. | Fonctions avancées |
| Panorama | Panorama automatique |
