4. Travailler en équipe

Un projet ambitieux ne repose pas uniquement sur les compétences techniques des personnes qui y participent. Sa réussite dépend également de la manière dont le groupe s’organise, communique, prend des décisions et s’adapte aux difficultés rencontrées. Travailler en équipe est une compétence professionnelle qui s’apprend, s’exerce et s’améliore.

Organiser le groupe

Organiser une première séance

La première réunion pose les bases de tout le projet. Elle permet au groupe de construire une vision commune du travail à réaliser, d’identifier les premières contraintes et de définir une manière de collaborer. Une bonne organisation dès le départ évite de nombreux malentendus par la suite.

Les objectifs de la première séance

À la fin de cette première rencontre, chaque membre du groupe devrait être capable de répondre aux questions suivantes :

  • Quel est l’objectif du projet ?
  • Quel résultat doit être obtenu ?
  • Quelles sont les principales contraintes ?
  • Comment allons-nous communiquer ?
  • Quand aura lieu la prochaine réunion ?

Les sujets à aborder

Avant de commencer le travail, prenez le temps de discuter ensemble :

  • le but du projet ;
  • les attentes de l’enseignant·e ou du·de la client·e ;
  • le calendrier général ;
  • les ressources disponibles ;
  • les compétences présentes dans le groupe.

Les erreurs fréquentes

Les difficultés apparaissent souvent lorsque le groupe :

  • commence directement à produire des idées sans avoir compris le mandat ;
  • répartit les tâches trop rapidement ;
  • oublie de fixer une prochaine échéance ;
  • suppose que tout le monde a compris les mêmes choses.

Identifier son rôle

Dans un projet collectif, chacun·e ne peut pas tout faire en même temps. Répartir les rôles permet de clarifier les responsabilités, de mieux utiliser les compétences de chacun·e et d’éviter que certaines tâches soient oubliées tandis que d’autres sont réalisées plusieurs fois.

Un rôle ne définit pas la valeur d’une personne au sein du groupe. Il désigne simplement le domaine dont elle assure le suivi. Être responsable de la communication, des recherches ou de la planification ne signifie pas réaliser seul·e l’ensemble du travail correspondant. Cela signifie surtout veiller à ce que cette partie du projet avance, coordonner les personnes qui y participent et signaler rapidement les difficultés éventuelles.

Les rôles doivent être attribués en fonction des besoins du projet, mais également des intérêts et des compétences des membres du groupe. Une personne appréciant l’organisation prendra peut-être naturellement en charge la planification, tandis qu’une autre préférera développer les aspects visuels ou effectuer les recherches documentaires. Cette répartition permet de valoriser les forces de chacun·e tout en laissant la possibilité d’apprendre de nouvelles compétences.

Il est également important de rappeler qu’un rôle n’est jamais figé. Au fil du projet, les responsabilités peuvent évoluer en fonction des besoins, des imprévus ou des envies d’apprendre. Un groupe efficace reste capable d’adapter son organisation sans perdre de vue son objectif commun.

Se connaître

Avant de pouvoir travailler efficacement avec les autres, il est utile de mieux se connaître. Chaque personne possède des compétences, des préférences et des points à améliorer qui influencent sa manière de travailler. Un projet collectif n’a pas pour objectif que tout le monde fasse la même chose, mais que chacun·e puisse contribuer au mieux tout en développant de nouvelles compétences.

Prendre le temps d’identifier ses forces et ses besoins permet de mieux répartir les responsabilités, de faciliter la collaboration et de rendre le travail plus agréable pour l’ensemble du groupe.

Identifier ses préférences

Nous ne sommes pas tous·tes motivé·es par les mêmes tâches. Certain·es apprécient organiser un projet, d’autres préfèrent effectuer des recherches, créer des visuels, rédiger des textes ou présenter un travail à l’oral. Connaître ses préférences permet de choisir des responsabilités dans lesquelles on pourra s’investir pleinement.

Il est toutefois important de distinguer une préférence d’une compétence. Aimer une tâche ne signifie pas forcément la maîtriser, et inversement, être compétent·e dans un domaine ne signifie pas qu’il soit motivant.

Quelques questions peuvent aider à identifier ses préférences :

  • Quelles sont les tâches que j’apprécie le plus ?
  • Dans quelles situations ai-je l’impression d’être efficace ?
  • Quelles activités me donnent envie de m’investir davantage ?
  • Quelles tâches ai-je tendance à repousser ?

Les préférences peuvent évoluer avec l’expérience. Un projet est également une occasion de découvrir de nouveaux centres d’intérêt.

Identifier ses envies d’amélioration

Un projet collectif permet non seulement de mettre en pratique des compétences déjà acquises, mais aussi d’en développer de nouvelles. Il est donc intéressant d’identifier les domaines dans lesquels on souhaite progresser.

Choisir volontairement une responsabilité légèrement en dehors de sa zone de confort est souvent une excellente manière d’apprendre. L’objectif n’est pas de tout maîtriser immédiatement, mais d’utiliser le projet comme une occasion de progresser.

Par exemple, une personne qui n’est pas à l’aise à l’oral peut choisir de présenter une petite partie du projet. Une autre peut souhaiter apprendre à utiliser un logiciel, améliorer son organisation ou développer son sens de la photographie.

Avant de commencer un projet, il peut être utile de se demander :

  • Qu’aimerais-je apprendre grâce à ce projet ?
  • Quelle compétence ai-je envie de développer ?
  • Dans quel domaine aimerais-je gagner en confiance ?

Mettre en avant ses compétences

Chaque membre du groupe apporte des connaissances et des expériences différentes. Certaines compétences sont techniques, d’autres sont organisationnelles ou relationnelles. Toutes sont utiles au bon déroulement d’un projet.

Partager ses compétences dès le début permet de répartir les responsabilités de manière plus pertinente et d’identifier les personnes qui pourront apporter leur aide dans certains domaines.

Les compétences peuvent être très variées :

  • dessiner ou concevoir des objets ;
  • photographier ;
  • rédiger un texte ;
  • organiser un planning ;
  • résoudre des problèmes techniques ;
  • communiquer avec les autres ;
  • utiliser un logiciel ;
  • prendre des initiatives.

Valoriser ses compétences ne consiste pas à se mettre en avant, mais à permettre au groupe d’utiliser au mieux les ressources dont il dispose.

Chef·fe de projet

Dans de nombreux projets, certaines responsabilités sont confiées à des personnes référentes. Leur rôle n’est pas de diriger le groupe, mais de coordonner une partie du travail afin que le projet avance de manière cohérente.

Être chef·fe de projet demande autant des qualités d’organisation que des qualités humaines. Il s’agit avant tout d’aider les autres à travailler ensemble.

Coordination et collaboration

Chaque rôle fonctionne en interaction avec les autres. Il est donc important de :

  • communiquer régulièrement avec les autres chef·fes de projet,
  • échanger ses besoins ou contraintes (ex. planning, matériel, idées),
  • faire des retours constructifs aux autres pôles.

La réussite de ce projet repose sur l’idée que chaque rôle soutient les autres, dans une logique de co-construction. Il n’y a pas de hiérarchie entre les rôles, mais une complémentarité.

En ayant une personne référente par domaine, tout le monde peut s’orienter plus facilement :

  • une question sur la mise en page ? → aller voir la·le responsable impressions ;
  • un doute sur un texte ? → s’adresser au·à la rédacteurice en cheffe ;
  • besoin de programmer un shooting ? → contacter la direction photo concernée ;
  • une question transversale ou un problème logistique ? → se tourner vers l’assistant·e de direction.

Il est attendu que :

  • chaque chef·fe de projet prenne des initiatives dans son domaine ;
  • tout le monde collabore activement à la réussite globale du projet, même en dehors de son rôle principal ;
  • les chef·fes de projet sachent demander de l’aide, mais aussi mobiliser les compétences des autres membres de la classe.

Responsabilités ≠ isolement

Recevoir une responsabilité ne signifie jamais devoir tout réaliser seul·e.

Être responsable d’un domaine consiste avant tout à s’assurer que le travail avance, à coordonner les personnes concernées et à vérifier que les objectifs sont atteints. Les tâches peuvent être réparties entre plusieurs membres du groupe.

Une personne responsable doit notamment savoir :

  • demander de l’aide lorsque cela est nécessaire ;
  • déléguer certaines tâches ;
  • faire appel aux compétences des autres ;
  • informer le groupe de l’avancement du travail ;
  • signaler rapidement les difficultés rencontrées.

Un projet fonctionne d’autant mieux que les responsabilités sont partagées et que chacun·e reste disponible pour soutenir les autres.

Collaborer efficacement

Écouter et communiquer clairement

Une communication efficace ne consiste pas uniquement à transmettre une information. Elle implique également de s’assurer que les autres l’ont comprise.

L’écoute active consiste à porter une attention réelle à ce que dit son interlocuteur·rice avant de répondre. Reformuler une idée ou poser une question permet souvent d’éviter les malentendus.

Quelques bonnes pratiques :

  • laisser les autres terminer leurs explications ;
  • reformuler lorsqu’un point semble ambigu ;
  • poser des questions plutôt que faire des suppositions ;
  • exprimer ses idées de manière précise ;
  • annoncer rapidement un problème ou un retard.

Une communication claire favorise la confiance et limite les erreurs.

Donner un retour constructif

Les retours permettent d’améliorer un projet. Encore faut-il qu’ils soient formulés de manière utile.

Un retour constructif porte sur le travail réalisé et non sur la personne. Il explique ce qui fonctionne, ce qui pourrait être amélioré et propose, lorsque c’est possible, des pistes de réflexion.

Un bon retour est :

  • précis ;
  • argumenté ;
  • respectueux ;
  • orienté vers l’amélioration.

Recevoir un retour demande également une certaine ouverture. Il est préférable de chercher à comprendre les remarques avant de les défendre ou de les rejeter.

Prendre des décisions collectives

Dans un projet, toutes les décisions ne peuvent pas être prises individuellement. Certaines nécessitent une discussion afin de choisir la solution la plus adaptée aux objectifs du groupe.

Selon les situations, plusieurs méthodes peuvent être utilisées :

  • rechercher un consensus lorsque cela est possible ;
  • trouver un compromis acceptable pour chacun·e ;
  • voter lorsque plusieurs solutions restent envisageables ;
  • confier une décision technique à la personne la plus compétente dans ce domaine.

Quelle que soit la méthode choisie, il est important que chacun·e comprenne la décision prise et les raisons qui la motivent.

Gérer les conflits

Les conflits font naturellement partie du travail en équipe. Dès que plusieurs personnes réfléchissent ensemble, il est normal que des idées, des méthodes ou des priorités différentes apparaissent. Un conflit n’est donc pas forcément un problème. Au contraire, il peut permettre d’améliorer un projet, à condition qu’il soit abordé avec respect.

La plupart des conflits ne naissent pas d’une mauvaise intention. Ils apparaissent souvent parce que les personnes concernées n’ont pas les mêmes informations, ne poursuivent pas exactement le même objectif ou interprètent une même situation de manière différente. Avant de chercher une solution, il est donc essentiel de chercher à comprendre le point de vue de l’autre.

L’empathie consiste précisément à essayer de comprendre ce que vit une autre personne, sans pour autant être obligé·e de partager son opinion. Cela demande de prendre un instant pour se demander :

  • Pourquoi cette situation est-elle importante pour cette personne ?
  • De quoi a-t-elle besoin ?
  • Qu’est-ce qui peut expliquer sa réaction ?
  • Est-ce que j’ai bien compris son point de vue ou est-ce que je fais une supposition ?

Comprendre ne signifie pas être d’accord. Cela permet simplement de construire une discussion sur une base plus juste.

Lorsqu’un désaccord apparaît, il est souvent utile de distinguer quatre éléments :

  • les faits : ce qui s’est réellement passé ;
  • les interprétations : ce que chacun·e pense que cela signifie ;
  • les émotions : ce que cette situation provoque ;
  • les besoins : ce qui est important pour chacun·e.

Cette distinction permet d’éviter que la discussion ne se transforme en échange d’accusations. Au lieu de dire : « Tu ne fais jamais ta part du travail. », il est plus constructif d’exprimer un fait précis, d’expliquer les conséquences sur le projet et de formuler le besoin qui en découle.

Quelques attitudes favorisent la résolution des conflits :

  • écouter sans interrompre ;
  • poser des questions avant de tirer des conclusions ;
  • critiquer les idées plutôt que les personnes ;
  • reconnaître lorsque l’on s’est trompé ;
  • accepter qu’il puisse exister plusieurs bonnes solutions ;
  • demander l’aide d’une personne extérieure si le dialogue devient impossible.

Un conflit bien géré renforce souvent la confiance au sein d’un groupe, car chacun·e se sent écouté·e et respecté·e.

Être solidaire et flexible

Un projet ne se déroule jamais exactement comme il a été imaginé au départ. Les idées évoluent, de nouvelles contraintes apparaissent, certaines solutions se révèlent moins pertinentes que prévu et des opportunités inattendues se présentent. Cette évolution n’est pas un échec : elle fait partie du processus de création.

Au début d’un projet, il est impossible d’anticiper toutes les difficultés ou toutes les découvertes qui seront faites en cours de route. Plus le groupe expérimente, échange et teste des idées, plus sa compréhension du projet s’affine. Il est donc normal que le résultat final soit différent de celui imaginé lors des premières séances.

Accepter cette évolution demande une certaine souplesse. Il faut parfois renoncer à une idée que l’on appréciait beaucoup, modifier la répartition des tâches ou revoir entièrement une partie du projet. Ces changements peuvent être frustrants, surtout lorsqu’ils remettent en question un travail déjà réalisé.

La frustration est une émotion normale. Elle apparaît lorsqu’un écart existe entre ce que l’on espérait et ce qui est réellement possible. Dans un projet collectif, apprendre à reconnaître cette frustration permet souvent d’éviter qu’elle ne se transforme en tensions ou en conflits.

Une équipe efficace considère les changements comme des informations plutôt que comme des obstacles. Lorsqu’une idée ne fonctionne pas, elle ne cherche pas un responsable : elle cherche une meilleure solution.

Faire preuve de solidarité signifie également reconnaître que les besoins du groupe évoluent. À certains moments, une personne aura besoin d’aide. À d’autres moments, ce sera elle qui apportera son soutien aux autres.

Une bonne équipe sait donc :

  • adapter son organisation lorsque le projet évolue ;
  • accepter de modifier les responsabilités si cela devient nécessaire ;
  • partager les connaissances et les ressources ;
  • demander de l’aide sans y voir un signe de faiblesse ;
  • proposer spontanément son aide lorsqu’une difficulté apparaît ;
  • garder l’objectif commun plus important que les préférences individuelles.

Un projet réussi n’est pas un projet qui suit parfaitement le plan établi au premier jour. C’est un projet qui a su évoluer grâce aux idées, aux essais, aux erreurs et aux apprentissages réalisés tout au long du processus.

Organiser le travail

Journal de projet

La mémoire d’un groupe est souvent plus fragile qu’on ne l’imagine. Après plusieurs semaines de travail, il devient difficile de se souvenir des décisions prises, des idées abandonnées ou des raisons qui ont conduit à certains choix. Un journal de projet permet de conserver cette mémoire collective.

Contrairement à un simple compte rendu de réunion, le journal de projet retrace l’évolution du projet dans son ensemble. Il permet à chaque membre de comprendre où en est le groupe, ce qui a déjà été réalisé et quelles seront les prochaines étapes.

Un journal de projet peut être tenu sur papier ou sous forme numérique. L’important est qu’il soit facilement accessible et régulièrement mis à jour.

Il peut notamment contenir :

  • les objectifs du projet ;
  • les comptes rendus des réunions ;
  • les décisions importantes ;
  • les tâches attribuées ;
  • les échéances ;
  • les recherches et références ;
  • les essais réalisés ;
  • les difficultés rencontrées ;
  • les solutions retenues ;
  • des photographies de l’avancement ;
  • les prochaines étapes.

Le journal de projet ne sert pas uniquement à s’organiser. Il constitue également une trace précieuse du chemin parcouru. Dans de nombreux métiers créatifs, il permet de justifier les choix réalisés, de préparer une présentation ou d’analyser un projet une fois celui-ci terminé.

Planifier

Planifier consiste à transformer un objectif parfois très abstrait en une succession d’étapes réalisables. Une bonne planification aide le groupe à savoir ce qui doit être fait, dans quel ordre et à quel moment.

Une planification n’est jamais définitive. Elle évolue au rythme du projet et doit être régulièrement adaptée en fonction des imprévus, des nouvelles idées ou des contraintes rencontrées.

Pour construire un planning, il est utile de commencer par identifier les grandes étapes du projet avant de les découper en tâches plus petites.

Une planification efficace répond généralement aux questions suivantes :

  • Quelles sont les grandes étapes du projet ?
  • Quelles tâches doivent être réalisées ?
  • Dans quel ordre ?
  • Qui est responsable de chaque tâche ?
  • De quelles ressources avons-nous besoin ?
  • Quelles sont les échéances importantes ?

Il est souvent préférable de prévoir une marge de sécurité plutôt que de planifier chaque journée au plus juste. Les imprévus font partie intégrante de tout projet.

Respecter les délais

Les délais ne servent pas uniquement à terminer un projet à temps. Ils permettent surtout de coordonner le travail des différentes personnes qui y participent.

Dans un projet collectif, le retard d’une seule tâche peut empêcher plusieurs autres personnes d’avancer. Respecter les délais est donc une manière de respecter le travail du reste de l’équipe.

Il arrive cependant qu’un retard soit inévitable. Dans ce cas, le plus important est d’en informer rapidement le groupe afin qu’il puisse adapter son organisation.

Quelques bonnes pratiques permettent de limiter les retards :

  • commencer les tâches importantes suffisamment tôt ;
  • annoncer rapidement une difficulté ;
  • réévaluer régulièrement le planning ;
  • distinguer les tâches prioritaires des tâches secondaires ;
  • prévoir une marge pour les imprévus.

Respecter un délai ne signifie pas produire un travail parfait dès la première tentative. Dans un projet créatif, il est souvent préférable de disposer d’une première version améliorable plutôt que d’attendre trop longtemps avant de montrer son travail.

Cahier des charges

Le cahier des charges définit clairement les attentes liées à une responsabilité ou à une mission. Il précise le rôle de chaque personne, les objectifs à atteindre, les limites de son intervention et les livrables attendus.

Il ne s’agit pas d’un outil de contrôle, mais d’un document qui facilite l’organisation du groupe. Lorsque chacun·e connaît précisément son rôle, les responsabilités deviennent plus claires et les malentendus sont moins fréquents.

Un cahier des charges comprend généralement :

  • la mission ;
  • les responsabilités ;
  • les compétences utiles ;
  • les collaborations avec les autres rôles ;
  • les ressources disponibles ;
  • les livrables attendus.

Les rôles varient selon les projets. Une même personne peut également assumer plusieurs responsabilités.

Exemples de rôles

Les rôles présentés ci-dessous sont des exemples.

Tous les projets n’ont pas besoin des mêmes responsabilités. Selon la taille du groupe, une même personne peut assurer plusieurs rôles, ou plusieurs personnes peuvent partager une même responsabilité. L’important n’est pas de reproduire exactement cette organisation, mais de s’assurer que toutes les dimensions du projet sont prises en charge.

Direction de projet

Mission

Assurer la coordination générale du projet en accompagnant les chef·fes de projet, en facilitant la collaboration entre les différents pôles et en veillant au respect des objectifs, du calendrier et du cahier des charges.

Responsabilités

  • accompagner les chef·fes de projet dans l’organisation de leur travail ;
  • assurer la cohérence entre les différents pôles du projet ;
  • veiller au respect du planning général et des principales échéances ;
  • identifier les difficultés susceptibles d’avoir un impact sur l’ensemble du projet ;
  • faciliter la communication entre les responsables ;
  • arbitrer les priorités lorsque plusieurs besoins entrent en concurrence ;
  • communiquer régulièrement l’état d’avancement du projet aux parties concernées ;
  • intervenir en cas de difficulté majeure afin d’aider le groupe à trouver des solutions ;
  • suivre l’évolution globale du projet et s’assurer qu’il reste cohérent avec les objectifs définis ;
  • participer à l’évaluation finale du projet afin d’identifier les réussites et les pistes d’amélioration.

Collabore principalement avec

  • l’ensemble des chef·fes de projet ;
  • les enseignant·es ou les personnes mandantes ;
  • les partenaires externes lorsque cela est nécessaire.

Direction artistique

Mission

Définir la cohérence visuelle et conceptuelle du projet.

Responsabilités

  • définir l’identité visuelle du projet ;
  • orienter les choix esthétiques ;
  • garantir la cohérence entre les différents éléments produits ;
  • accompagner les choix de couleurs, de matériaux, de typographies ou d’ambiances ;
  • collaborer avec les autres responsables afin de maintenir une vision commune.

Collabore principalement avec

  • la direction de la photographie ;
  • la scénographie ;
  • la rédaction ;
  • la communication ;
  • les responsables des retouches.

Direction de la photographie

Selon le projet, cette responsabilité peut être répartie entre plusieurs personnes (studio, reportage, documentation, etc.).

Mission

Organiser et superviser la production des images.

Responsabilités

  • planifier les prises de vue ;
  • préparer le matériel ;
  • choisir les cadrages, les éclairages et les ambiances ;
  • garantir la qualité technique des photographies ;
  • collaborer avec la direction artistique.

Collabore principalement avec

  • la direction artistique, afin de respecter l’identité visuelle du projet ;
  • la retouche ;
  • l’impression.

Direction de la scénographie

Mission

Concevoir la mise en espace du projet.

Responsabilités

  • imaginer l’organisation de l’espace ;
  • réfléchir à la circulation du regard ;
  • choisir les supports de présentation ;
  • organiser l’installation ;
  • veiller à la lisibilité et à l’équilibre de l’ensemble.

Collabore principalement avec 

  • la direction artistique, afin de respecter l’identité visuelle du projet ;
  • l’impression ;
  • la rédaction.

Responsable communication

Mission

Assurer les échanges avec les personnes extérieures au projet et valoriser le travail réalisé.

Responsabilités

  • assurer les contacts avec les partenaires ;
  • préparer les supports de communication ;
  • organiser la diffusion des informations ;
  • coordonner les publications ;
  • veiller au respect du droit à l’image et des autorisations lorsque cela est nécessaire.

Collabore principalement avec

  • la rédaction ;
  • la direction artistique.

Responsable impression et reprographie

Mission

Garantir la qualité des productions imprimées.

Responsabilités

  • vérifier les formats ;
  • contrôler la résolution des images ;
  • choisir les supports d’impression ;
  • préparer les fichiers ;
  • superviser les impressions.

Collabore principalement avec

  • la direction artistique, afin de respecter l’identité visuelle du projet ;
  • la personne responsable des retouches, pour obtenir des fichiers de qualité ;
  • la scénographie, afin d’adapter les formats aux supports d’exposition.

 

Responsable de la retouche d’images

Mission

Préparer les images pour leur diffusion.

Responsabilités

  • harmoniser les photographies ;
  • corriger les défauts techniques ;
  • adapter les images à leur support de diffusion ;
  • exporter les fichiers dans les formats adaptés.

Collabore principalement avec

  • la direction de la photographie ;
  • la direction artistique ;
  • la personne responsable de l’impression.

Rédacteur·ice en chef·fe

Mission

Produire les contenus écrits du projet.

Responsabilités

  • rédiger les textes ;
  • relire et corriger les contenus ;
  • harmoniser le style rédactionnel ;
  • sélectionner les informations pertinentes ;
  • collaborer avec la direction artistique pour assurer la cohérence entre textes et images.

Collabore principalement avec

  • la direction artistique, afin de respecter l’identité visuelle du projet ;
  • la communication ;
  • la scénographie.

Faire le bilan du travail de groupe

La fin d’un projet ne marque pas uniquement la fin d’une production. C’est également l’occasion d’analyser le travail réalisé afin d’identifier les réussites, les difficultés rencontrées et les pistes d’amélioration.

Cette étape est souvent négligée, alors qu’elle constitue l’un des meilleurs moyens de progresser d’un projet à l’autre.

Le bilan ne consiste pas à chercher des responsables ou à distribuer des reproches. Il vise à comprendre ce qui a fonctionné et pourquoi.

Le groupe peut notamment s’interroger sur les points suivants :

Le projet

  • Les objectifs ont-ils été atteints ?
  • Le résultat répond-il au cahier des charges ?
  • Quelles décisions se sont révélées particulièrement pertinentes ?
  • Que faudrait-il faire différemment lors d’un prochain projet ?

L’organisation

  • La répartition des rôles était-elle adaptée ?
  • Le planning était-il réaliste ?
  • Les informations circulaient-elles correctement ?
  • Les responsabilités étaient-elles clairement définies ?

La collaboration

  • La communication était-elle efficace ?
  • Les désaccords ont-ils été gérés de manière constructive ?
  • Chacun·e a-t-il·elle trouvé sa place dans le groupe ?
  • Les compétences de chacun·e ont-elles été suffisamment valorisées ?

Les apprentissages

  • Qu’ai-je appris ?
  • Quelles compétences ai-je développées ?
  • Qu’aimerais-je améliorer lors d’un prochain projet ?
  • Que retiendrai-je de cette expérience ?