Le matériel
Appareils photo
Un appareil photographique est un outil conçu pour enregistrer la lumière. Son rôle est de capter la lumière réfléchie par les objets afin de produire une image qui pourra être conservée, observée ou partagée.
Quel que soit son âge ou sa technologie, un appareil photographique fonctionne toujours selon le même principe. La lumière traverse un objectif, puis atteint une surface sensible qui enregistre l’image. Pendant près de deux siècles, cette surface sensible a évolué, passant des plaques photographiques aux pellicules, puis aux capteurs numériques, mais le principe fondamental est resté identique.
De l’argentique au numérique
Depuis son invention au XIXᵉ siècle, la photographie a connu de nombreuses évolutions techniques. Pourtant, toutes poursuivent le même objectif : enregistrer la lumière afin de créer une image.
Les premiers procédés photographiques nécessitaient plusieurs minutes d’exposition et produisaient une image unique sur une plaque métallique ou de verre. L’apparition des pellicules a ensuite permis de réaliser plusieurs photographies sur un même support, contribuant largement au développement de la photographie auprès du grand public.
Pendant plus d’un siècle, la photographie argentique a dominé. Dans un appareil argentique, la lumière traverse l’objectif puis impressionne une pellicule recouverte d’une émulsion chimique sensible à la lumière. L’image reste invisible jusqu’au développement, durant lequel différentes réactions chimiques la révèlent progressivement.
À partir des années 1990, les capteurs numériques ont progressivement remplacé les pellicules. Dans un appareil numérique, la lumière atteint un capteur électronique composé de millions de photosites. Chaque photosite mesure la quantité de lumière reçue et la transforme en données numériques. Ces informations sont ensuite traitées par l’appareil afin de produire un fichier image pouvant être visualisé immédiatement.
Malgré ces différences technologiques, les principes fondamentaux de la photographie restent les mêmes. Dans les deux cas, la lumière traverse un objectif avant d’être enregistrée sur une surface sensible. Les notions d’exposition, de focale, de profondeur de champ ou de composition s’appliquent de manière identique, quel que soit le type d’appareil utilisé.
Les principales différences concernent surtout la manière de travailler. Avec une pellicule, chaque photographie est précieuse : le nombre de vues est limité, le résultat n’est visible qu’après développement et chaque déclenchement possède un coût. La photographie numérique permet au contraire de contrôler immédiatement l’image obtenue, de corriger les réglages et de multiplier les essais sans coût supplémentaire.
Aujourd’hui, la photographie numérique est devenue la technologie de référence pour la plupart des usages professionnels et amateurs. L’argentique continue cependant d’être utilisé par certain·es photographes pour ses qualités esthétiques, son rendu particulier ou le rythme de travail plus réfléchi qu’il impose.
Il ne s’agit donc pas d’opposer deux technologies, mais de comprendre qu’elles reposent sur le même principe tout en proposant des approches différentes de la pratique photographique.
Capteurs et pellicule
Dans un appareil photographique, la lumière traverse l’objectif avant d’être enregistrée sur une surface sensible. En photographie argentique, cette surface est une pellicule photosensible. En photographie numérique, elle est remplacée par un capteur électronique.
Le capteur remplit donc exactement le même rôle que la pellicule : il reçoit la lumière et enregistre l’image. Cette continuité explique pourquoi de nombreux termes utilisés aujourd’hui en photographie numérique proviennent directement de l’époque argentique.
Par exemple, le terme plein format (Full Frame) désigne un capteur dont les dimensions correspondent à celles de la célèbre pellicule 24 × 36 mm, utilisée pendant de nombreuses décennies.
Les différents formats de capteurs
Tous les capteurs n’ont pas la même taille. Les formats les plus courants sont :
- Petit format : principalement utilisé dans les smartphones et certains appareils compacts.
- APS-C : très répandu sur les appareils hybrides et reflex destinés aux amateur·rices avancé·es et aux professionnel·les.
- Plein format (24 × 36 mm) : héritier direct de la pellicule argentique 24 × 36 mm.
- Moyen format : utilisé pour les travaux nécessitant une très haute qualité d’image.
Chaque format possède ses avantages et ses limites.
Pourquoi la taille du capteur est-elle importante ?
La taille du capteur influence directement le rendu de la photographie.
Un grand capteur permet généralement :
- de capter davantage de lumière ;
- d’obtenir une meilleure qualité d’image ;
- de mieux gérer le bruit numérique en basse lumière ;
- de produire plus facilement un arrière-plan flou (faible profondeur de champ).
En revanche, il implique souvent :
- un appareil plus volumineux ;
- des objectifs plus grands et plus lourds ;
- un coût plus élevé.
À l’inverse, un petit capteur présente plusieurs avantages :
- un appareil plus compact et plus léger ;
- un coût généralement inférieur ;
- une profondeur de champ naturellement plus importante, ce qui permet d’obtenir plus facilement une image entièrement nette.
Ses performances sont toutefois plus limitées lorsque la lumière est faible.
Les différents types d’appareils photo
Il existe aujourd’hui plusieurs familles d’appareils photographiques. Toutes permettent de réaliser des images de qualité, mais chacune répond à des usages différents.
Les appareils compacts
Les appareils compacts sont conçus pour être transportés facilement. Leur objectif est intégré au boîtier et ne peut généralement pas être remplacé.
Ils privilégient la simplicité d’utilisation et conviennent bien aux usages quotidiens ou aux voyages. Leur petite taille implique toutefois un capteur plus réduit et des possibilités de réglages plus limitées.
Les appareils bridge
Les bridges occupent une position intermédiaire entre le compact et le reflex.
Ils possèdent généralement un très grand zoom intégré tout en conservant un objectif fixe.
Leur polyvalence permet de photographier aussi bien des paysages que des sujets très éloignés sans changer d’objectif. En contrepartie, leur capteur reste souvent plus petit que celui des appareils professionnels.
Les appareils reflex
Pendant plusieurs décennies, les reflex ont constitué la référence pour les photographes professionnels.
Leur nom provient du miroir situé à l’intérieur du boîtier. Celui-ci renvoie la lumière vers le viseur optique avant de se relever au moment du déclenchement.
Les reflex permettent de changer d’objectif et offrent une excellente qualité d’image. Leur mécanisme les rend cependant plus volumineux et plus lourds que les appareils hybrides modernes.
Les appareils hybrides (Mirrorless)
Les appareils hybrides, également appelés mirrorless, fonctionnent sans miroir.
La lumière atteint directement le capteur, tandis que le viseur affiche une image électronique. Contrairement au viseur optique d’un reflex, qui montre uniquement la scène telle qu’elle est vue à travers l’objectif, le viseur électronique prévisualise l’image telle qu’elle sera enregistrée. Les effets des différents réglages sont visibles immédiatement, ce qui facilite la prise de vue et le contrôle de l’exposition.
Cette conception permet de réduire l’encombrement tout en conservant une qualité d’image équivalente à celle des reflex.
Aujourd’hui, les hybrides représentent la technologie dominante dans la photographie professionnelle et remplacent progressivement les reflex.
Le Fujifilm X-T5 utilisé à l’ETVJ appartient à cette famille d’appareils.
Objectifs
L’objectif est l’un des éléments les plus importants d’un appareil photographique. Il guide la lumière jusqu’au capteur et influence directement le rendu de l’image.
Contrairement au boîtier, qui évolue rapidement avec les progrès technologiques, un bon objectif peut être utilisé pendant de nombreuses années. Son choix a souvent davantage d’impact sur le résultat final que celui du boîtier lui-même.
Chaque objectif possède des caractéristiques qui influencent notamment :
- le cadrage ;
- l’angle de champ ;
- la perspective ;
- la quantité de lumière qui entre dans l’appareil ;
- la distance minimale de mise au point.
Selon le sujet photographié, certains objectifs seront donc plus adaptés que d’autres.
Les objectifs à focale fixe
Un objectif à focale fixe possède une seule longueur focale. Il ne permet donc pas de zoomer ou de dézoomer.
Pour modifier le cadrage, le·la photographe doit se déplacer.
Les objectifs à focale fixe présentent plusieurs avantages :
- une excellente qualité optique ;
- une grande ouverture, permettant de travailler plus facilement en faible lumière ;
- un poids souvent réduit ;
- une conception plus simple et plus robuste.
Ils encouragent également à réfléchir davantage au cadrage et à la composition.
En contrepartie, leur utilisation est moins polyvalente puisqu’ils ne permettent pas de modifier le grossissement.
Les objectifs zoom
Les objectifs zoom permettent de faire varier la longueur focale sans changer d’objectif.
Ils offrent une grande polyvalence et permettent de s’adapter rapidement à différentes situations de prise de vue.
Ils sont particulièrement utiles lorsque le déplacement est difficile ou lorsque le sujet change rapidement de position.
En contrepartie, ils sont généralement plus lourds, plus complexes et parfois moins lumineux que les objectifs à focale fixe.
Les objectifs macro
Les objectifs macro sont conçus pour photographier de très petits sujets à très courte distance.
Ils permettent d’obtenir un fort niveau de détail tout en conservant une excellente qualité d’image.
En bijouterie, ils sont particulièrement adaptés pour :
- photographier un bijou ;
- mettre en valeur un sertissage ;
- montrer une texture ou une finition de surface ;
- documenter une fabrication.
Les téléobjectifs
Les téléobjectifs possèdent une longue focale qui permet de photographier des sujets éloignés tout en conservant un cadrage serré.
Ils sont principalement utilisés pour :
- la photographie sportive ;
- la photographie animalière ;
- certains portraits.
En bijouterie, leur utilisation reste limitée. Ils peuvent toutefois être employés lorsque l’on souhaite isoler un sujet ou produire une très faible profondeur de champ.
Comprendre les indications inscrites sur un objectif
Plusieurs informations sont gravées sur le fût de l’objectif. Elles permettent de connaître ses principales caractéristiques.
Par exemple :
XF 80 mm f/2.8 R LM OIS WR Macro
Chaque indication possède une signification.
Longueur focale
La valeur exprimée en millimètres (mm) indique la longueur focale de l’objectif.
Elle détermine principalement :
- l’angle de champ ;
- le grossissement du sujet.
Par exemple :
- 16 mm : grand-angle ;
- 35 mm : focale standard sur APS-C ;
- 80 mm : téléobjectif court et objectif macro ;
- 200 mm : téléobjectif.
Ouverture maximale
L’inscription f/2.8, f/4 ou f/1.4 indique l’ouverture maximale de l’objectif.
Plus cette valeur est petite, plus l’objectif laisse entrer de lumière.
Une grande ouverture permet notamment :
- de photographier plus facilement en faible lumière ;
- d’obtenir un arrière-plan plus flou ;
- de mieux isoler le sujet.
Macro
La mention Macro signifie que l’objectif est conçu pour réaliser des prises de vue à très courte distance tout en conservant un fort niveau de détail.
Tous les objectifs ne sont pas des objectifs macro.
Stabilisation
Chez Fujifilm, la mention OIS (Optical Image Stabilization) indique que l’objectif possède un système de stabilisation optique.
Cette stabilisation réduit les effets des petits mouvements de l’appareil et facilite les prises de vue à main levée lorsque la vitesse d’obturation est faible.
Résistance aux intempéries
La mention WR (Weather Resistant) indique que l’objectif est protégé contre la poussière et les projections d’eau.
Il peut être utilisé dans des conditions plus difficiles, sans pour autant être totalement étanche.
Motorisation
Les lettres LM (Linear Motor) indiquent que l’objectif est équipé d’un moteur linéaire pour la mise au point automatique.
Ce système est généralement plus rapide, plus précis et plus silencieux.
Bague de diaphragme
Chez Fujifilm, la lettre R (Ring) indique que l’objectif possède une bague permettant de régler directement l’ouverture du diaphragme.
Cette caractéristique est propre à de nombreux objectifs Fujifilm et participe à leur ergonomie.
| Objectif | Utilisation principale |
| XF 80 mm f/2.8 Macro | Photographie de bijoux, détails, sertissage |
| XF 16-80 mm f/4 | Photographie polyvalente, documentation, exposition |
| XF 35 mm f/2 | Sujet isolé, photographie générale |
| XF 90 mm f/2 | Portraits de loin, beaux flous |
Carte mémoire (SD)
Les cartes SD (Secure Digital) sont les supports de stockage utilisés par la plupart des appareils photographiques numériques. Elles permettent d’enregistrer les photographies et les vidéos réalisées avec l’appareil.
Contrairement à une pellicule argentique, une carte SD peut être utilisée de nombreuses fois. Les fichiers peuvent être copiés sur un ordinateur, archivés, puis supprimés afin de libérer de l’espace pour de nouvelles prises de vue.
La carte SD est un élément essentiel de la chaîne photographique : sans elle, les images ne peuvent pas être enregistrées.
La capacité de stockage
Les cartes SD existent en différentes capacités, généralement exprimées en gigaoctets (Go) ou en téraoctets (To).
Une carte de plus grande capacité permet de stocker davantage de photographies ou de vidéos.
Le nombre d’images pouvant être enregistrées dépend de plusieurs facteurs :
- la capacité de la carte ;
- la résolution de l’appareil ;
- le format d’enregistrement choisi (JPEG ou RAW) ;
- la durée des vidéos.
Pour une utilisation courante en photographie, une carte de 64 à 128 Go est généralement suffisante.
La vitesse d’écriture
Toutes les cartes SD n’enregistrent pas les données à la même vitesse.
Une carte rapide permet :
- d’enregistrer plus rapidement les photographies ;
- de réaliser des rafales plus longues ;
- d’enregistrer des vidéos en haute définition sans interruption.
À l’inverse, une carte trop lente peut ralentir l’appareil lorsque de nombreuses images sont prises successivement.
Manipuler une carte SD
Les cartes SD sont robustes, mais elles restent des supports électroniques qui demandent quelques précautions.
Il est recommandé de :
- insérer et retirer la carte lorsque l’appareil est éteint ;
- attendre la fin de l’enregistrement avant de retirer la carte ;
- conserver la carte dans son boîtier de protection lorsqu’elle n’est pas utilisée ;
- éviter l’humidité, la poussière et les températures extrêmes ;
- sauvegarder régulièrement les photographies sur un autre support.
Une carte SD ne doit jamais être considérée comme une solution d’archivage permanente.
Formater une carte SD
Avant une nouvelle séance de prise de vue, il est recommandé de formater la carte SD directement depuis l’appareil photo.
Le formatage efface l’ensemble des fichiers présents sur la carte et prépare son système de stockage pour une nouvelle utilisation.
Cette opération permet notamment :
- d’éviter certains problèmes d’enregistrement ;
- d’optimiser les performances de la carte ;
- d’assurer une meilleure compatibilité avec l’appareil.
Attention : le formatage supprime définitivement toutes les données présentes sur la carte. Il est donc indispensable de vérifier que les photographies ont été sauvegardées avant de lancer cette opération.
Les cartes SD à l’ETVJ
Les appareils Fujifilm X-T5 utilisés à l’ETVJ possèdent deux emplacements pour cartes SD.
Cette configuration permet notamment :
- d’augmenter la capacité de stockage ;
- d’enregistrer une copie de sauvegarde sur une seconde carte ;
- de séparer les différents types de fichiers, par exemple les fichiers RAW et JPEG.
Cette double sauvegarde est particulièrement utile lors de travaux importants, car elle réduit le risque de perte de données en cas de défaillance d’une carte.
Gérer ses images après un shooting
À la fin de chaque séance de prise de vue, il est important de transférer toutes les photographies sur votre clé USB personnelle. Les cartes SD de l’école sont destinées à être réutilisées et ne constituent pas un espace de stockage permanent.
Une fois les images sauvegardées, la carte peut être formatée avant sa prochaine utilisation. Toute carte remise à son emplacement est considérée comme disponible pour les utilisateur·rices suivant·es et peut être effacée sans préavis.
Ne laissez donc jamais vos photographies uniquement sur la carte SD. Si vous oubliez de les transférer avant de ranger le matériel, vous risquez de les perdre définitivement.
Prendre l’habitude de faire un pré-tri
Pendant la séance de prise de vue, il est recommandé de supprimer progressivement les images manifestement inutilisables, par exemple celles qui sont :
- floues ;
- mal exposées ;
- déclenchées par erreur ;
- faites pour vérifier des réglages ;
- réalisées en double sans intérêt.
Ce premier tri présente plusieurs avantages :
- il facilite le choix des meilleures photographies à la fin du shooting ;
- il réduit le nombre de fichiers à transférer et à archiver ;
- il évite d’encombrer inutilement les cartes SD et les espaces de stockage.
En adoptant ces habitudes dès la prise de vue, vous gagnerez du temps lors de la sélection, du traitement et de l’archivage de vos photographies.
Batteries
Les batteries doivent être rechargées à l’aide du chargeur adapté ou, selon les appareils, directement par le port USB.
Afin de prolonger leur durée de vie, il est conseillé de :
- recharger les batteries avant qu’elles ne soient complètement déchargées ;
- utiliser un chargeur adapté au modèle de batterie ;
- éviter les températures extrêmes pendant la recharge ;
- stocker les batteries dans un endroit sec et tempéré lorsqu’elles ne sont pas utilisées pendant une longue période.
Une batterie lithium-ion ne souffre pas d’un « effet mémoire ». Il n’est donc pas nécessaire de la décharger complètement avant de la recharger.
Les batteries à l’ETVJ
Les appareils Fujifilm X-T5 utilisés à l’ETVJ fonctionnent avec des batteries rechargeables NP-W235.
Avant chaque utilisation, il est important de :
- vérifier que la batterie est suffisamment chargée ;
- emporter une batterie de rechange lors d’une longue séance de prise de vue ;
- remettre les batteries en charge après utilisation afin que le matériel soit prêt pour les utilisateur·rices suivant·es.
Une bonne gestion des batteries fait partie de la préparation d’une séance photographique. Elle permet d’éviter les interruptions de travail et garantit la disponibilité du matériel pour l’ensemble de la classe.
Trépieds
L’utilisation d’un trépied présente plusieurs avantages :
- éviter le flou de bougé ;
- réaliser des photographies avec des temps de pose plus longs ;
- conserver exactement le même cadrage entre plusieurs prises de vue ;
- faciliter les réglages de l’éclairage et de la composition ;
- travailler avec davantage de précision.
Le trépied permet également de libérer les mains afin de déplacer un bijou, ajuster un éclairage ou modifier un décor sans avoir à repositionner l’appareil après chaque intervention.
Avant de commencer la prise de vue, il est important de vérifier que le trépied est correctement installé.
Pour cela, il est recommandé de :
- déployer les pieds de manière stable ;
- verrouiller correctement chaque section ;
- vérifier que la tête du trépied est bien serrée ;
- fixer solidement l’appareil photo, en gardant la sangle autour du cou tant qu’on ne l’a pas bien fixé ;
- éviter de placer le trépied dans un passage où il pourrait être heurté.
Limiter les vibrations
Même lorsque l’appareil est installé sur un trépied, une légère vibration peut réduire la netteté de l’image.
Pour limiter ces mouvements, il est possible de :
- utiliser le retardateur de l’appareil (2 ou 10 secondes) ;
- utiliser une télécommande, l’application mobile ou un déclencheur à distance ;
- éviter de manipuler le trépied pendant l’exposition.
Lumières continues
Les lumières continues produisent un éclairage constant qui reste allumé pendant toute la durée de la prise de vue.
Contrairement aux flashs, qui n’émettent de la lumière qu’au moment du déclenchement, elles permettent d’observer directement les effets de l’éclairage sur le sujet.
Cette caractéristique facilite la mise en place de la photographie. Les ombres, les reflets et les contrastes sont visibles en temps réel et peuvent être ajustés avant même de prendre la photo.
Leur puissance est généralement plus faible que celle d’un flash. Lorsque la lumière est insuffisante, il peut être nécessaire :
- d’utiliser un trépied ;
- d’augmenter le temps de pose ;
- d’ouvrir davantage le diaphragme ;
- d’augmenter la sensibilité ISO.
Ces réglages permettent de compenser le manque de lumière tout en conservant une image correctement exposée.
Réflecteurs et diffuseurs
Les réflecteurs
Un réflecteur est une surface qui permet de rediriger la lumière vers un sujet.
Contrairement à une lampe ou à un flash, un réflecteur ne produit pas sa propre lumière. Il utilise la lumière déjà présente pour éclairer certaines zones de l’image ou modifier le rendu des ombres.
En photographie de bijoux, les réflecteurs sont des outils essentiels. Ils permettent de contrôler les reflets, de révéler les volumes et d’adoucir les contrastes sans ajouter de nouvelle source lumineuse.
L’efficacité d’un réflecteur dépend principalement de sa position.
Avant d’ajouter une nouvelle source lumineuse, il est souvent préférable d’observer les effets produits en déplaçant simplement un réflecteur.
Quelques millimètres de déplacement peuvent suffire à modifier un reflet, faire apparaître une texture ou révéler un détail jusqu’alors invisible.
Les différents types de réflecteurs
Les réflecteurs existent dans différents matériaux et différentes couleurs. Chaque surface modifie la lumière d’une manière particulière.
- Blanc : produit une lumière douce et diffuse. Il est souvent utilisé pour éclaircir discrètement les ombres.
- Argenté : réfléchit davantage de lumière et produit un éclairage plus intense. Il est utile lorsque davantage de luminosité est nécessaire.
- Doré : apporte une lumière plus chaude. Son utilisation est plus fréquente en portrait qu’en photographie de bijoux.
- Noir : contrairement aux autres, il ne réfléchit pas la lumière. Il absorbe la lumière et permet d’assombrir certaines zones ou de renforcer les contrastes.
Les diffuseurs
Les diffuseurs laissent passer la lumière tout en la dispersant. Ils se placent sur la source de lumière, ce qui a pour effet d’augmenter la taille apparente de la source lumineuse, et produisent une lumière plus douce, des ombres moins marquées et des reflets plus homogènes. On peut utiliser du papier calque, du papier cuisson pour les lampes qui chauffent, du plexiglas dépoli, du tissu.
En photographie de bijoux, ils permettent également de contrôler les reflets sur les surfaces métalliques polies. Sans diffuseur, le métal peut refléter directement l’environnement, le matériel de prise de vue ou même la personne qui photographie.
Une solution simple consiste à utiliser un cône en papier calque placé autour de l’objectif, entre le bijou et l’appareil photo. Le papier calque diffuse la lumière tout en masquant l’environnement immédiat, ce qui permet d’obtenir des reflets plus uniformes et de mettre davantage le bijou en valeur.
Boites à lumière
Les boîtes à lumière, aussi appelées studios photo portables ou tentes de prise de vue, sont des dispositifs conçus pour faciliter la photographie de petits objets.
Elles créent un environnement lumineux contrôlé dans lequel il est plus facile de gérer les ombres, les contrastes et les reflets. Elles sont particulièrement adaptées à la photographie de bijoux, dont les surfaces métalliques et les pierres précieuses réfléchissent fortement la lumière.
Contrairement à un studio photographique traditionnel, où les sources lumineuses sont installées séparément, certaines boîtes à lumière intègrent directement leur propre éclairage. Elles permettent ainsi de réaliser rapidement des prises de vue dans des conditions d’éclairage homogènes et reproductibles.
Une boîte à lumière permet notamment de :
- diffuser la lumière de manière uniforme ;
- adoucir les ombres ;
- limiter les reflets parasites ;
- créer des reflets plus homogènes sur les métaux polis ;
- isoler le bijou de son environnement.
Grâce à ces caractéristiques, les boîtes à lumière permettent d’obtenir rapidement des photographies propres, homogènes et faciles à reproduire. Elles sont particulièrement adaptées à la photographie de catalogue ou de boutique en ligne, où l’objectif est de présenter les objets de manière claire, fidèle et cohérente.
Toutefois, cette lumière très diffuse présente également certaines limites. En réduisant les contrastes, elle peut atténuer les textures, diminuer la perception des volumes et rendre les métaux moins brillants. Utilisée sans réflexion sur l’éclairage, la composition ou l’intention photographique, une boîte à lumière produit souvent des images très neutres, parfois impersonnelles.
Une photographie techniquement correcte n’est pas nécessairement une photographie expressive. Pour donner davantage de caractère à une image, il est souvent nécessaire de sortir du schéma d’éclairage standard, d’utiliser des réflecteurs ou des caches, de modifier la direction de la lumière ou de construire une ambiance plus personnelle.
La boîte à lumière est donc un excellent outil pour maîtriser les bases de la photographie de produits et réaliser des images de qualité constante. Elle ne doit toutefois pas limiter la créativité ni remplacer une réflexion sur l’esthétique générale de l’image.
L’ETVJ met à disposition une boîte à lumière spécialement conçue pour la photographie de petits objets, comme les bijoux.
Cette boîte intègre directement plusieurs sources d’éclairage LED placées derrière des panneaux diffusants en papier calque. La lumière est ainsi répartie de manière homogène avant d’atteindre le sujet, ce qui permet d’obtenir un éclairage doux et de limiter les reflets trop marqués.
La boîte est équipée :
- d’un éclairage sur le côté gauche ;
- d’un éclairage sur le côté droit ;
- d’un éclairage au-dessus du sujet ;
- d’un variateur permettant d’ajuster l’intensité lumineuse ;
- d’une grande ouverture frontale pour installer l’appareil photo ;
- d’une ouverture sur le dessus, permettant de réaliser des prises de vue en plongée ;
- d’un panneau frontal en tissu qui peut être refermé afin de réduire les reflets de l’environnement et de masquer la personne qui photographie.
Chaque groupe de lumières (gauche, droite et dessus) peut être allumé ou éteint indépendamment des autres. Il est ainsi possible de construire progressivement son éclairage en choisissant quelles directions de lumière utiliser. L’intensité lumineuse est ensuite réglée à l’aide du variateur commun.
Cette flexibilité permet de tester rapidement différentes configurations d’éclairage et d’observer leur influence sur les volumes, les textures et les reflets du bijou.
Traitement des images
Une fois les photographies réalisées, elles sont transférées sur un ordinateur ou une tablette afin d’être triées, archivées et, si nécessaire, retouchées.
Cette étape permet notamment de :
- sélectionner les meilleures images ;
- organiser les photographies dans une photothèque ;
- développer les fichiers RAW ;
- ajuster l’exposition, les couleurs et le contraste ;
- préparer les images pour l’impression ou la diffusion numérique.
Le choix du matériel et des logiciels dépend des besoins de chaque utilisateur·rice, mais aussi du volume de photographies à traiter.
L’ordinateur
L’ordinateur reste l’outil le plus performant pour le traitement photographique.
Grâce à sa puissance de calcul, à son écran de grande taille et à ses possibilités de stockage, il est particulièrement adapté au développement des fichiers RAW, aux retouches complexes et à l’archivage de grandes photothèques.
Plus les appareils photographiques produisent des images de haute résolution, plus le traitement des fichiers demande des ressources informatiques importantes. Une quantité importante de mémoire vive (RAM), un processeur performant et un stockage rapide contribuent à rendre le travail plus fluide.
Un ordinateur peu puissant reste capable d’ouvrir les images, mais les temps de chargement, d’exportation ou de retouche peuvent devenir plus longs lorsque les fichiers sont volumineux.
La tablette
Les tablettes offrent une solution légère et mobile pour trier, développer ou retoucher des photographies.
Leur écran tactile facilite certaines manipulations, notamment les retouches locales réalisées au doigt ou au stylet.
En revanche, les applications disponibles sur tablette proposent généralement moins de fonctionnalités que leurs équivalents sur ordinateur. Certaines options avancées de développement, de catalogage ou de retouche peuvent être absentes ou simplifiées.
Les tablettes constituent donc un excellent outil pour un travail rapide ou en déplacement, mais elles remplacent difficilement un ordinateur lorsqu’il s’agit de gérer de grandes quantités d’images ou d’effectuer des retouches complexes.
Le smartphone
Les smartphones permettent également de trier, développer et retoucher des photographies. Ils sont particulièrement pratiques pour effectuer des corrections rapides ou préparer des images destinées à être publiées sur les réseaux sociaux.
Plusieurs applications offrent des outils de qualité professionnelle, parmi lesquelles :
- Adobe Lightroom Mobile, qui permet de développer des fichiers RAW, de synchroniser les photographies avec un ordinateur et de retrouver une interface proche de celle de Lightroom ;
- Snapseed, une application gratuite développée par Google, reconnue pour sa simplicité d’utilisation et la qualité de ses outils de retouche.
Les logiciels utilisés à l’ETVJ
À l’ETVJ, le traitement des photographies s’appuie principalement sur la suite Adobe.
Les principaux logiciels utilisés sont :
- Adobe Lightroom Classic sur ordinateur, pour importer, classer, archiver et développer les fichiers RAW ;
- Adobe Photoshop, pour les retouches plus poussées, les photomontages et les corrections localisées ;
- Adobe Lightroom sur iPad, et smartphone pour le tri, le développement et les retouches courantes.
Ces logiciels permettent de conserver un flux de travail cohérent entre les différents appareils utilisés pendant la formation.
D’autres logiciels existent
La suite Adobe est largement utilisée dans les métiers de la photographie, du graphisme et de la communication visuelle. Elle constitue aujourd’hui une référence dans de nombreux environnements professionnels.
Il existe toutefois de nombreuses alternatives, gratuites ou payantes, qui répondent à des besoins variés.
Parmi les logiciels les plus connus, on peut citer :
- GIMP, logiciel libre de retouche d’images, souvent considéré comme une alternative à Photoshop ;
- Darktable, logiciel libre spécialisé dans le développement des fichiers RAW et la gestion de photothèques ;
- Affinity Photo, logiciel payant proposant de nombreuses fonctions comparables à Photoshop sans abonnement ;
- Capture One, logiciel professionnel reconnu pour la qualité de son développement RAW et sa gestion de la couleur.
Le choix d’un logiciel dépend des besoins, du budget et des habitudes de travail. Les principes de développement, de retouche et d’organisation des images restent cependant largement identiques d’un logiciel à l’autre.
